Les Eco lieux, les pépinières d’entreprises centrés sur la décarbonation comme expériences utiles aux changements pour produire et vivre.

    Depuis quelques décennies, nous serions en « dépassement écologique », c’est-à-dire que la capacité de la planète à produire les ressources que nous utilisons est largement dépassée. Les causes sont diverses et les pollutions inexorablement multiples. Malgré des prises de conscience, les humains continuent à prélever. Les institutions et les Etats peinent à décider le changement utile pour tous en appliquant des résolutions devenues urgentes pour la pérennité de l’ensemble du Vivant mentionnées dans des divers rapports : Meadows, Rio 1992, Kyoto, Bernes, Benn, GIEC, les COPs…

    Il est temps de se concentrer sur des solutions plutôt que de continuer à s’attarder et s’épancher sur les problèmes que nous connaissons.

    En France comme à l’étranger, de plus en plus d’humains se lèvent pour découvrir et expérimenter de nouvelles manières de vivre, de concevoir l’habitat et de gérer leurs environnements.

    Le concept « Eco-lieu » ressemble un peu, dans d’autres mesures, à celui des Kibboutz en Israël. Il est en vogue sous divers formats mais trop peu encore osent faire le pas sachant qu’au regard des grands enjeux actuels, ce concept de vie est probablement une clé pour accéder à une certaine pérennité multigénérationnelle. Entre 1600 et 2000 recensés de toutes tailles en France. En plus des innombrables activités et créativités qu’un Eco-lieu peut accueillir, ce concept est un art de vivre connecté à la nature, où il est inévitable de comprendre le fonctionnement de celle-ci, d’y apprendre à vivre au fil des saisons pour mieux la considérer et en prendre soin. Qu’est-ce qui a pu tant nous éloigner de cette vie-là ? Serait-ce notre peur du sauvage et de l’inconfort ? Sobriété ne veut pourtant pas dire précarité.

    Avec les dispositifs,  une éthique et les principes de la permaculture, par exemple, des collectifs ne seraient-ils pas capables de concevoir des systèmes efficients dans l’enseignement, le culturel, la santé, l’habitat, l’agriculture, le vivre ensemble politique, les appareillages technologiques (du low-tech au high-tech) et dans la finance au service des besoins ? Un éco-lieu peut donc être une réelle pépinière de micro-entreprises !

    Pour entreprendre des dispositifs nouveaux, le courage est sans doute utile pour franchir des caps mais l’esprit d’entreprise ne se décrète pas, y compris pour les scops qui relèvent d’un modèle alternatif aux modèles (Sarl, SA, SAS…) . Des perspectives d’évolution liées à un certain bonheur de vivre sont sans aucun doute une source des motivations si la clé première est de donner du sens à  son existence.

    Ainsi, les éco-lieux sont des microsystèmes, des micro-villages, des lieux d’échanges, de partages, des lieux d’expérimentation et de création, des lieux de multicultures et d’enseignements, des lieux de réappropriation de soi et de compréhension de l’ensemble de la biodiversité du vivant. La plupart se veulent ouverts sur la société avoisinante locale de manière à créer des interactions avec les collectivités et relancer du dynamisme dans le monde rural.

    N’est-ce pas un devenir de l’histoire évolutive de l’humanité qui se remet à jour au travers d’une conception que les humains ou espèce vivante sociale, créative et constructive ont dans leur mémoire génétique depuis que la vie de village existe avant que les grandes villes fassent parties des paysages ? Même les promoteurs immobiliers tentent désormais d’introduire des concepts en ce sens dans leur nouveaux programmes d’ Ecoquartier » dans les grandes villes.

    La propriété privée a régulé les répartitions du sol à travers la notion du foncier. Cette conception de la régulation est-elle figée ou bien peut-elle encore évoluer dans un contexte de plus en plus élargi des biens communs ? Comment ? N’y aurait-t-il pas également à faire évoluer la vision de l’intérêt général ?

    A ce jour, plusieurs freins empêchent la création de nombreux lieux : les financements de l’acquisition foncière, la création de groupes ou de communautés faisant consensus, la complexité des statuts juridiques liés à des modèles économiques et de gouvernance, les comportements des humains en collectif, trouver un lieu qui conviendra à l’ensemble d’un même groupe et perdurer. Un projet peut mettre plusieurs années à voir le jour mais trop nombreux sont abandonnés avant. Beaucoup d’exemples très inspirants de toutes tailles, tels que Pourgue, Sainte Camelle, Longo Maï, La Commune Imaginée du Bandiat avec un concept singulier, Tifolk, la Tournerie… qui évoluent et fonctionnent depuis plus de 30 ans pour certains.

    Pour faciliter les créations, des organisations telles que Colibris, Terres de Liens, Coopérative Oasis, Eco-Passerelle sont souvent très nécessaires.

    Le concept d’Eco-lieux peut être nommé autrement. Toutefois, c’est celui que nous avons retenu. Il est un modèle d’avenir et en devenir pour la pérennité et la sérénité de l’ensemble de l’humanité. 

    Ne serait-il pas temps de les propulser à grande échelle ? Le concept « Terres Neuves » est en gestation. Nous vous proposons d’y travailler pour structurer une association.

    Sébastien HEMETEK, animateur.

    REJOIGNEZ NOUS POUR ENRICHIR NOS DEBATS et FORMULER DES PROPOSITIONS.https://craac.org/compte-dadherent/niveaux-dadhesion/

    https://hameaux-legers.org/projets/plouigneau

    https://ecovillagedepourgues.coop

    https://www.villasaintcamille.org/chrs